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Concevoir des enfants dans l'espace : une étude scientifique révèle plusieurs difficultés

Apr 20, 2026
L\'ISS,la Station spatiale internationale est placée en orbite terrestre basse et est occupée en permanence par un équipage international. (aire images / Moment RF)

L'ISS,la Station spatiale internationale est placée en orbite terrestre basse et est occupée en permanence par un équipage international. (aire images / Moment RF)

Du 1er au 11 avril 2026,le monde suivait avec émotion le voyage des quatre astronautes de la mission Artemis-2,qui ont survolé la face cachée de la Lune,ravivant au passage le rêve ancien d'aller habiter d'autres planètes pour étendre l'humanité. Outre les difficultés technologiques,les problèmes sociaux et environnementaux d'une telle colonisation spatiale,un autre obstacle inattendu émerge dans les recherches scientifiques : celui de la reproduction humaine hors de la Terre.

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En cause,les spermatozoïdes. Contrairement à une idée largement répandue,notamment par de nombreuses vidéos en 2D,les spermatozoïdes ne nagent pas comme des têtards,ils nagent plutôt avec un mouvement en spirale,se vissant comme des tire-bouchons.

Pour mieux comprendre ce mécanisme,des scientifiques ont étudié cette nage en lâchant des spermatozoïdes dans un labyrinthe de la forme de l'appareil reproducteur féminin en simulant des conditions que l'on retrouve dans l'espace : l'apesanteur,une gravité très faible comme sur Mars ou sur la Lune.

Un simulateur spatial

En mettant les spermatozoïdes sur une roue dont l'accélération annule celle de la pesanteur,les chercheurs se sont aperçus que les spermatozoïdes nageaient très bien même en apesanteur,mais avaient beaucoup de mal à s'orienter pour trouver les ovules et ce,qu'il s'agisse de spermatozoïdes humains,bovins ou de souris.

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Pire : en mettant des souris fécondées dans ce simulateur spatial,les scientifiques se sont rendu compte que la gravité affectait aussi le développement des embryons.

Fonder une famille dans l'espace n'est cependant pas impossible,mais l'étude prouve que des difficultés médicales seront rencontrées. En attendant,pour celles et ceux qui gardent les pieds sur Terre,ce genre de recherche permet aussi de mieux comprendre comment les spermatozoïdes s'orientent,grâce à la gravité,ce qui peut aider à améliorer la fertilité,même sur la Terre.