Économie

Le parquet de Paris ouvre plusieurs enquêtes après des plaintes de femmes ayant été filmées avec des lunettes connectées sans leur consentement

Sep 23, 2026

Les lunettes connectées de Meta et Ray-Ban,à Stuttgart en Allemagne,le 24 juin 2026. (Christoph Schmidt / DPA / SIPA)

Le phénomène est récent mais croissant. Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes après avoir été saisi de plaintes concernant des femmes filmées dans la rue avec des lunettes connectées,sans leur consentement,a-t-il indiqué à l'AFP,mardi 22 septembre.

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L'association e-Enfance,qui gère la ligne 3018,numéro national dédié aux victimes de violences numériques,avait alerté le 8 septembre sur le phénomène croissant des vidéos humiliantes réalisées avec des lunettes munies de caméra et diffusées en ligne. Le parquet a lui aussi fait état d'une "tendance montante sur les réseaux sociaux consistant à filmer des femmes dans la rue avec des lunettes connectées sans leur consentement et publier les vidéos en ligne".

"Une lumière LED qui clignote quand vous filmez"

Il a précisé que les enquêtes étaient ouvertes pour "diffusion,par service de communication au public en ligne,d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique non apparent représentant l'image ou les paroles d'une personne sans son consentement",un délit faisant encourir deux ans de prison et 45 000 euros d'amende. Il a ajouté que dans certains cas,elles l'étaient aussi pour "agression sexuelle","lorsque les faits s'accompagnent de gestes sexuels non consentis".

Sollicité par l'AFP,le fabricant américain de ces lunettes,Meta,a rappelé avoir instauré des garde-fous pour empêcher les utilisateurs de filmer des personnes en secret. "Chaque paire est équipée d'une lumière LED qui clignote quand vous filmez ou prenez des photos,et qu'on ne peut pas éteindre",a souligné un porte-parole.