
La Lune photographiée le 1er novembre 2025 (Robbie Jay Barratt - AMA / Getty Images Europe)
Au milieu du décor lunaire de 700 mètres carrés,l’engin ressemble à un gros jouet télécommandé. Avec ses quatre roues motrices de 93 centimètres de diamètre,le rover de 750 kilos passe sur les obstacles sans difficulté. Rien ne l’arrête,ni les rochers,ni les cratères,explique Antonio Delfino,le directeur des Affaires spatiales de Venturi Space : "Les pneus ont la capacité d’envelopper l’obstacle. La capacité à ne pas être enlisé,c’est primordial,surtout au pôle Sud lunaire. Le point le plus haut,c’est + 6 000 mètres et le point le plus bas c’est - 5 000 mètres. C’est rempli de cratères."
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Les tests réalisés sur le relief lunaire de Cologne sont concluants. Vêtu d’une combinaison de protection bleue,d’un casque et d’un masque,Jürgen Schlutz,ingénieur au Centre de simulation lunaire,observe le rover sortir d’un cratère : "Là il remonte une pente d’environ 30 degrés pour sortir du cratère,et il ne dérape même pas ! Avec le sable meuble de la Lune,il pourrait patiner. C’est un défi. Mais là,il ne s’enfonce pas alors que la plupart des engins sont bloqués à partir de 20 ou 25 degrés."
"Nous voulons aller à la surface de la Lune nous-mêmes,du décollage depuis la Guyane française jusqu’au point que nous voulons découvrir à la surface de la Lune."
Daniel Neuenschwander,numéro 2 de l’ESAà franceinfo
Les fabricants de Mona Luna espèrent maintenant être sélectionnés par l’ESA,l'Agence spatiale européenne. Le rover pourrait participer à une future mission que le numéro 2 de l’ESA,Daniel Neuenschwander,souhaite 100% européenne : "C’est fondamental",selon lui. Les équipes de Mona Luna sauront dans quelques semaines si leur rover est sélectionné pour une première mission sur la Lune,à l’horizon 2030.