
Les faisceaux lasers envisagés pour protéger les communications numériques. (MARC WARD/STOCKTREK IMAGES / STOCKTREK IMAGES / GETTY)
Les câbles sous-marins qui quadrillent la planète assurent la très grande majorité des connexions mondiales au réseau Internet et permettent l’essentiel de nos communications numériques. C’est la raison pour laquelle ils sont ciblés par des opérations d’espionnage ou de destruction délibérée et qu’ils peuvent aussi être victimes d’aléas naturels,comme des glissements de terrain.
Pour réduire leur exposition à ce genre de risques,un consortium européen – composé du Centre national d’études spatial (CNES),de l’opérateur satellitaire gréco-chypriote Hellas Sat et des industriels Thales Alenia Space et Safran – vient d’annoncer le développement d'un système de communications optiques de nouvelle génération.
C’est une véritable rupture technologique,car il s’agit de ne plus seulement recourir aux ondes classiques pour échanger des données mais d’utiliser aussi un faisceau laser à travers l’espace et l’atmosphère.
Ce mode de transmission permet de combiner des interactions à très haut débit,proche de 1 terabit par seconde,soit 1000 giga-octets,en utilisant un mode de communication optique dit en espace libre.
Ces communications optiques en espace libre offrent dès à présent des capacités de connexion supérieures aux actuels accès par satellite,qui se mesurent seulement en dizaine de gigabits par seconde. Cette évolution technologique est donc comparable au passage à la fibre optique pour nos communications terrestres par rapport aux anciennes installations filaires.
Autres qualités : ces liaisons satellitaires sont peu sensibles aux turbulences atmosphériques et ne se dégradent pas avec la distance.